En fouillant dans mes archives, j’ai trouvé le texte que j’ai soumis au REFAP lors du processus de sélection de Travailleuse autonome 2006. C’est, en plus des autres étapes, ce qui m’a aidé à mériter le titre. Ce qui m’a étonnée, c’est la pertinence de ce texte, 4 ans plus tard.
Je vous le partage donc ici. Qui sait? Peut-être vous reconnaîtrez-vous dans ce cheminement. :
Pendant longtemps, le métier de travailleuse autonome m’a fascinée, sans que j’entrevoie le type d’entreprise que je lancerais. Je voulais me dépasser et travailler à ma propre entreprise. En 1999, j’ai commencé par faire de la tenue de livres pour une femme d’affaires, en plus de poursuivre mon travail régulier d’adjointe administrative et chiropratique. Bientôt, je me suis mise à rêver de l’indépendance et de la flexibilité que procure le travail autonome. Oserais-je quitter mon poste d’adjointe administrative pour me lancer en affaires ? Quelle direction prendre ? Je l’ignorais encore…
En 2001, mon employeur avec qui je partageais une passion pour la lecture, me prête un livre dans lequel on mentionne qu’il existe des Virtual Assistants (Adjointes virtuelles). Je suis curieuse d’en apprendre plus sur cette profession et j’effectue des recherches sur Internet. Je découvre que c’est une jeune profession existant depuis 1997 et que les adjointes administratives virtuelles bilingues sont plutôt rares au Canada. Ça y est ! J’ai trouvé mon créneau. Je suis déjà adjointe administrative. Je n’aurai qu’à transférer mes compétences actuelles pour offrir à distance mon soutien aux entreprises. Enfin, j’aurai l’indépendance et la flexibilité auxquelles je rêvais.
En novembre 2002, je quitte mon poste d’adjointe administrative et chiropratique. Ma cliente, celle pour qui je fais de la tenue de livres, me facilite la tâche en me référant deux nouveaux clients. J’ai, par la suite, augmenté ma clientèle grâce aux recommandations de clients réguliers et occasionnels. Aujourd’hui, trois ans après le démarrage de mon entreprise, je peux affirmer avec fierté que neuf clients sur dix de VADG le sont parce que mes services leur ont été recommandés.
À cette époque, VADG est une des rares entreprises à offrir de l’assistance administrative virtuelle bilingue au Québec. Certains travailleurs autonomes offrent des services de traitement de texte à distance, mais peu d’entreprises proposent une gamme de services aussi variés que VADG le fait. Au cours des trois années de l’histoire de VADG, j’ai établi un processus incluant une consultation gratuite et une trousse d’information afin de m’assurer que je ne travaille qu’avec des gens qui ont vraiment besoin de mes services.
Ce qui distingue VADG de ses concurrents, c’est le sens de la responsabilité de sa fondatrice. J’ai à cœur la réussite de mes clients. Leur succès est aussi le mien. Étant entrepreneure, je comprends plusieurs de leurs défis et je suis en mesure de les aider à trouver les ressources nécessaires si je ne possède pas la compétence qu’ils recherchent.
J’ai eu plusieurs défis à relever au cours de ces trois années en affaires et j’en aurai d’autres, j’en suis certaine. Le premier et probablement le plus commun lorsqu’on est travailleur autonome est l’isolement. Non seulement je travaille à partir de mon bureau, mais je suis également la seule dans la région à offrir ce type de service. S’il y a d’autres adjointes virtuelles, elles sont un secret très bien gardé.
J’ai par la suite joint BNI (Business Network International) et le Réfap parce qu’en plus de briser l’isolement, ces deux réseaux me permettent de faire des affaires avec une variété de gens d’affaires et de professionnels compétents tout en ayant des résultats tangibles grâce aux liens créés.
Bien que l’isolement soit un grand défi à relever, j’ai trouvé plus difficile de faire connaître ce service innovateur et d’éduquer les gens à ce que je fais et comment je le fais. Il arrive encore parfois qu’on me demande de me rendre sur place. Certains entrepreneurs ont peur de déléguer à quelqu’un qui n’est pas dans leur bureau. Un de mes rôles consiste à démystifier le travail à distance et démontrer que le travail peut se faire sans surveillance directe de l’employeur.
Un autre défi à relever fut de prendre le temps de choisir mes clients. Au début, je voulais servir tous ceux qui s’informaient de mes services. J’ai appris de mes erreurs. Ce ne sont pas tous les entrepreneurs qui ont besoin de mes services ou qui sont réceptifs à ma façon de travailler. Et c’est tant mieux ! En laissant aller deux clients avec lesquels les rapports étaient difficiles, j’ai pu libérer l’espace pour accueillir des nouveaux clients qui correspondaient mieux à mon créneau et leur trouver du soutien compétent parmi mes collègues ou auprès d’autres fournisseurs.
Pour moi, la vision que j’ai de mon entreprise est assez simple : continuer à faire découvrir la profession d’adjointe virtuelle et une collaboration énergique, responsable et efficace entre les membres. Je crois que c’est ce que j’ai réussi avec le RPSAV – Le premier et le SEUL réseau d’adjointes virtuelles.
Mon but est d’amener les entreprises à penser autrement l’organisation de leur fonctionnement interne, afin de déléguer plus à des adjointes virtuelles et à revoir leurs méthodes, afin que l’adjointe virtuelle fasse partie naturellement de leur fonctionnement. Ainsi, ces entreprises franchiront une étape supplémentaire vers l’atteinte de l’excellence et du succès économique.
Si vous souhaitez devenir adjointe virtuelle, je vous suggère la formation en ligne que j’ai développée. Ainsi, vous cheminerez à votre rythme tout en bénéficiant du soutien de quelqu’un qui est passé par là.

